Jésus et les gestes barrières

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Jésus et les gestes barrières 

  1. Le baiser qui tue.
  • Toute l’histoire de la Passion de Jésus commence par le non-respect d’un geste barrière, le baiser. 
  • Certes, c’est celui de Judas, le baiser du traitre, le baiser qui tue, mais un baiser tout de même. 
  • Difficile de mettre une barrière face à la trahison, celle des autres, celle de la vie, celle du péché (qui nous promet du plaisir et finit par nous tuer) celle de la religion.
  1. Des mains par trop lavées.
  • L’histoire récente nous apprend qu’il n’a pas toujours été bien vu de se laver les mains. D’ailleurs Jésus aura fort à faire avec certains religieux à ce sujet : « Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. » ! Marc 7/1 à 13 Jésus et l’hypocrisie religieuse c’est toute une affaire.
  • Mais il y aura surtout les mains lavées et sans doute relavées de Pilate, les mains de l’indifférence à l’égard de Dieu, de son salut, de son amour, de son pardon, de sa grâce. C’est le geste barrière qui perdra Pilate.
  • On ne peut pas se laver les mains à l’égard de Jésus, il y a toujours un choix à faire vis-à-vis de lui. 
  1. Jésus et les porteurs de masques.
  • Disons-le de suite les masques portés dans la période de la passion sont ceux que portaient autrefois les acteurs dans les comédies grecques, ceux des « hypocrites » en réalité.
  • Ces hypocrites qui criaient huit jours plus tôt « Hosanna au Fils de David » et qui désormais crient « Crucifie-le » !
  • Ces masques que la religion fournit pour faire condamner un innocent à n’importe quel prix : ces masques qui ne protègent de rien, qui tuent ceux qui les portent. « Il n’est pas convenable de mettre à mort Jésus trop tard. 
  1. Jésus et la distanciation sociale.
  • La période de la passion fait que d’abord ce sont ses disciples qui vont prendre ses distances avec lui, et beaucoup plus qu’un mètre, 5 mètres ou 8 mètres ; Pierre suivait de loin.
  • Puis ce sera le tour de tous ceux (si nombreux) qui avaient été béni, secouru, guéri, sauvé, délivré, qui avaient vu leur famille rétablie, leur santé revenir, la vie sociale retrouvée, le pardon accordé où sont-ils donc ? 
  • Et enfin ce sera la distanciation à la croix : Jésus au milieu entre deux brigands. De combien de mètres étaient-ils séparés ? Surement assez peu puisque cette proximité morbide n’empêchera pas Jésus d’entendre le murmure de repentance de l’un et les cris de révolte de l’autre. Jésus à la croix, c’est encore Dieu qui s’approche de ceux qui vont mourir. 
  1. Jésus et le confinement.
  • Jésus sera confiné certes, mais que trois jours dans le ventre de la terre, dans un cimetière, dans un tombeau scellé. Trois jours terribles pour le Prince de la vie. 
  • Le confinement de Jésus ne pouvait pas durer davantage, enferme-t-on la vie longtemps sans qu’elle n’explose à nouveau ? Enferme-t-on Dieu dans une tombe ? Enferme-t-on l’espérance du monde sans qu’il ne jaillisse de son tombeau ? Impossible. 
  • Le confinement de Jésus ne pouvait guère durer plus de trois jours, mais le confinement a toujours une fin et c’est la vie qui toujours reprend ses droits, la mort est vaincue, elle doit lâcher prise pour un jour nouveau.
  • Il faut néanmoins noter que Jésus est sorti du tombeau sans aucune « attestation de déplacement dérogatoire » ce qui a fortement déplu à la maréchaussée de l’époque qui n’a pas pu le verbaliser mais qui l’a dénoncé et du coup a touché une forte prime. 
  1. Jésus et le monde d’après.
  • On nous parle beaucoup du monde d’après le confinement. Mais l’Evangile l’a fait bien avant nos hommes politiques. 
  • Le monde d’après la résurrection, c’est le monde de l’espérance de la vie éternelle, c’est le monde dans lequel on peut vivre avec chevillées au corps les paroles de Jésus « Celui qui croit en moi vivra quand bien même il serait mort » !
  • Le monde d’après la résurrection, c’est la fin du pouvoir de la mort sur notre vie ; ce n’est plus la mort qui décide de nous ravir, c’est Jésus qui décide de nous prendre avec lui, nuance de taille. C’est dans ce monde d’après la résurrection que l’on peut vivre « Aimez-vous les uns les autres, pardonnez-vous réciproquement, soyez réconciliés avec Dieu. 
  • Le monde d’après la résurrection, c’est le Saint-Esprit qui ressuscita Jésus qui agit en nous comme une puissance capable de tout changer en bien dans notre vie, notre couple (mort peut-être) dans notre santé (faible) dans notre famille détruite, dans notre vie sociale affligeante. 

Le monde d’après avoir rencontré Jésus, lui avoir adressé la parole par la prière voudriez-vous y goûter ?