Le séjour de la ville est bon, mais les eaux sont amères

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2 Rois 2/19 à 22

Le séjour de la ville est bon mais les eaux sont amères.

Introduction : Jéricho, ville orientale. En Orient une ville sans eau c’est un désert. Mais il y a pire, c’est une ville dont les eaux sont polluées ou ont été polluées. Ici il semble bien que l’élément polluant soit naturel.

  1. La vie sur la terre est belle :
  • Il n’y a pas que les îles de la Polynésie qui soient enchanteresses. La terre garde des traces de sa beauté originelle. L’astronaute Frank Borman commandant de la capsule Apollo, lorsqu’il gravitait autour de la lune et qu’il a vu un « lever de terre » ne s’est-il pas écrié : « Qu’elle est belle notre terre ! ». Son ciel lumineux et ses nuages d’argent. Sa mer d’un vert topaze ou d’un bleu profond. Son chaud soleil et ses ondées vivifiantes. Le parfum et le miel des fleurs. Les troupeaux qui paissent sur les collines. Ses arbres qui bourgeonnent ou qui plient sous le poids de leurs fruits. Et même si nous quittons la nature pour en venir au génie industrieux de l’homme, que de belles et bonnes choses ! Que nos maisons sont confortables, nos intérieurs chauds et douillets, nos cuisines bien équipées, nos voitures tellement pratiques ! Que nos vêtements en fibres nouvelles sont d’un entretien facile ! Que nos loisirs ont augmenté, que la science médicale a fait des progrès ! Quel bien-être et quelle sécurité sociale sont nôtre aujourd’hui ! Oui, avec les citoyens de Jéricho nous pouvons dire que le séjour de la vie est bon.
  1. Mais …
  • Nous avons tous des sources, nous allons tous quotidiennement à des sources.
  • Aujourd’hui les sources politiques sont amères (conflits d’intérêts, mensonges, stratégies politiciennes, contradiction).
  • Les eaux de l’information sont polluées et amères. Nous venons pour nous y désaltérer mais il n’y a rien de bon ; notre vie est empoisonnée.
  • Les eaux scientifiques sont amères, des experts contredisent d’autres experts tout aussi brillants que les premiers et plus personne ne sait où est la vérité. L’amertume est à la clef. 
  • Les eaux des perspectives économiques, sociales, morales, médicales sont amères. L’avenir serait sombre nous dit-on !
  • Les eaux de la religion sont amères, chacun tirant la couverture à soi.
  • Proverbes 4/23 : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. »
  • Le résultat c’est que les sources de la vie qui coulent au fond de notre cœur sont-elles aussi amères, polluées, sales et que le séjour de notre vie est de plus en plus difficile . En buvant à ses sources là il ne peut pas en aller autrement. 
  1. Quand Dieu s’en mêle ? 
  • J’imagine qu’on avait tout essayé, en matière d’écologie naissante, comme en faisant appel aux veilles techniques de magiciens.
  • Le remède est d’ordre spirituel : dans n’importe quelle démarche spirituelle, il y a toujours un moment où il faut faire le pas de la foi : Allez à la source, non pas à 500 mètres de la source, mais là où est le problème. 
  • Le remède spirituel passe par des moyens humains. Certains ne l’acceptent pas, pourtant. On va demander au pasteur de prier, Elisée va accepter. Avant il n’avait pas bougé, rien dit, rien fait. Il faut une démarche.
  • Un plateau neuf et du sel : Dérisoire ! Le plateau neuf qui n’avait jamais servi l’image de ce qui ne nous sert pas souvent dans la vie notre prière. Le sel très onéreux à l’époque, précieuse denrée, rare. Le mot salaire vient de sel ; on payait des gens avec du sel. La foi plus précieuse que l’or périssable.
  • Un remède miraculeux ! Evidemment que ce n’est pas le sel qui va changer la donne, mais bien la foi de ces gens, leur humilité, leur besoin de secours adressé au Dieu qui a déclaré « Quand un malheureux crie l’Eternel entend » ! 
  • Le miracle mais où ? Pas de manifestations étranges, pas d’eau bouillonnante, pas de changement de couleurs, pas de fumée s’élevant au-dessus de la source, pas de tremblement de terre, ni d’odeur rien ! Le miracle c’est Dieu qui le fait, le mal a disparu ! Ne me demandez pas comment, il a disparu. Mon Dieu fait disparaître le mal, il enlève la source de peur, d’amertume,  d’inquiétude, de mort. C’est sa part d’ombre, laissons-le faire !
  • Un remède définitif : si vous allez à Jéricho aujourd’hui, 2500 ans après ce récit, allez boire les eaux de la ville qui sont parmi les plus pures de la région ; une ville de palmier, ou l’eau soigne et donne la vie. Beaucoup ont peur des perspectives de rechutes après qu’un mal ait touché leur vie, leur corps, leur famille, leur pays. Laisser dire, quand Dieu s’occupe d’une affaire, il n’y a pas de rechute.