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« Beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps » Ecclésiaste 12/12

 

Le monde à la seconde voilà où nous en sommes arrivés, à quelles fins et avec quelles conséquences ?

Une traduction récente du livre de l’Ecclésiaste a mis en évidence le fait que le mot « étude » dans ce texte pouvait être compris de la sorte : « beaucoup d’informations est une fatigue pour le corps » ! 

Que personne ne se méprenne sur la suite de cet article, chacun est parfaitement libre de lire, regarder, écouter ce qu’il veut et ce qui lui convient. Néanmoins l’invention des radios dédiées entièrement à l’information, qui fatalement se répètent et tournent en boucle sur elles-mêmes et plus tard, dans la même veine, des chaînes de télévision consacrées à l’information, donne raison à l’Ecclésiaste. 

C’est épuisant, fatiguant, pour la tête, pour le psychisme, pour le moral, pour la santé de l’âme et pour le corps finalement, puisque l’âme en souffrance occasionne toutes sortes de pathologies. 

Certaines personnes sont absolument accros à BFMTV, CNEWS ou encore LCI ou FRANCE INFO et phénomène d’addiction oblige, ces mêmes personnes sont désormais incapables de penser par elles-mêmes. D’ailleurs n’essayez pas de débattre d’un sujet d’actualité avec elles, si vous n’avez pas les codes de ces medias là, vous avez perdu d’avance. 

Il est évident qu’une « vérité officielle »,  comme hier l’ Union Soviétique avait son organe officiel, La Pravda (La vérité) pourrait être facilement mise en place par l’intermédiaire de ces moyens. 

Les vieux nous disaient avec une charmante naïveté : « Enfin, c’est vrai, c’est dans le journal » ! Puis ce fut : « C’est vrai, ils en ont parlé à la télé » ! Désormais une information à la botte d’un pouvoir mal intentionné, arrosant financièrement parlant ces medias,  pourrait aisément manipuler des masses avec une facilité déconcertante. 

A cela il faut évidemment ajouter les désormais incontournables « Réseaux Sociaux », je vais vous épargner leur nom, vous les connaissez aussi bien que moi. Certains ont pu croire, à un moment donné de leur histoire récente, que ces media étaient devenus le refuge d’un contre pouvoir, d’une information plus juste, moins stéréotypée, mais les crises récentes ont prouvé que non. Qu’ils s’agissent des attentats islamiques contre la France, des Gilets Jaunes, de la crise des migrants ou du Coronavirus, la réalité c’est que l’influence d’une vérité officielle finit toujours par l’emporter sur la réflexion personnelle et que parfois les théories complotistes l’emportent sur tout le reste.

Revenons à la fatigue que procure « beaucoup d’informations ». Lorsque j’étais enfant, il y avait 3 chaînes de télé, on allumait le poste vers 18h30 ou 19 h pour l’éteindre à 22h ou 22h 30 et c’était tout. La télé était encore un outil de loisirs. Pas question d’allumer la télé le matin par exemple, de toute façon aucun programme n’était prévu à ces heures- là. 

Il n’est pas rare de découvrir dans les foyers d’aujourd’hui des habitudes télévisuelles d’addictifs. Je me souviens d’un rendez-vous un samedi après midi chez un jeune couple. Je suis arrivé, BFMTV (pour ne pas la citer) était allumé, une poubelle brûlait à l’écran et un scooter un peu plus loin en faisait autant. C’est à dire, en terme d’information, rien, le néant,  le vide. Après avoir demandé que le son soit coupé (il fut juste baissé de peur de manquer une information relative aux manifestations en cours à Paris), je suis reparti une heure plus tard, les caméras de BFMTV toujours fixées sur la poubelle en flamme et sur le scooter qui finissait de se consumer.  Rien, le néant absolu, toute la sainte journée un lavage de cerveau par le vide. 

Je comprends vraiment que des gens aillent mal avec un tel régime démoralisant, abêtissant, décérébrant ! On commence ses journées en prenant des nouvelles du monde par des canaux qui ne véhiculent que de l’information en bouillie systématiquement (ou presque) négative. Personne ne peut raisonnablement résister à de tels traitements psychiques.

Et puis un mot sur toutes ces informations anxiogènes, morbides, voir macabre à souhait,  sur lesquelles nous n’avons absolument aucune prise, mais qui sont distillées à longueur d’antenne, jusqu’à nous angoisser, nous stresser, nous culpabiliser et même nous désespérer. La schizophrénie nous guette à terme. Que pouvons nous changer au sort de ces gens dont l’avion a été abattu par erreur, ou à ses personnes victimes d’un tremblement de terre, ou d’un drame humain? Rien ! Mais ce n’est déjà plus de l’info, c’est déjà un spectacle à la limite du cirque qui hier encore exposait des personnalités monstrueuses. Tout le monde se moquait bien de la souffrance du monstre livré aux regards de la foule, on voulait voir ! Il en va de même, l’information, telle qu’elle nous est vendue aujourd’hui (parce que oui nous payons tous via la redevance et les abonnements) est impudique et mal élevée, en plus d’être bruyante, rétive et vulgaire. 

C’est vrai, l’Ecclésiaste avait raison, beaucoup d’informations est une fatigue pour l’esprit, l’âme et le corps. 

S’informer c’est normal. Quelqu’un disait qu’il était bon d’avoir un œil sur la Bible et l’autre sur le journal (l’information), sous entendu pour y discerner les signes des temps et l'accomplissement prophétique. Dommage qu’on ait de moins en moins l’œil sur la Bible et de plus en plus sur des information la plus part du temps invérifiables ou totalement contradictoires. 

Essayez donc de commencer vos journées en prenant des nouvelles du ciel de Dieu et du Dieu du ciel, elles seront bien meilleures, bien moins anxiogènes et par définition tellement plus positives. 

 

Samuel Foucart