23-12-2020

Le récit biblique décrit Siméon comme un homme juste et pieux. C’est lui qui prendra Jésus dans ses bras et prophétisera sur lui. Il y a un lien indéfectible qui est établi, de manière symbolique, entre l’homme âgé et l’enfant Jésus.. Avec ce projet, Julie et Manon veulent rendre aux âgés ce que la jeune génération leur doit. Nous les avons rencontrées pour en savoir plus, concernant le « Projet Siméon » :

 

« Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. » Luc 2/25

 

Interview réalisée le lundi 21 décembre 2020 : 

- S.F. : Qu'est-ce que le "Projet Siméon" ? 

- Julie et Manon : Siméon était un homme âgé qui a pris l'enfant Jésus dans ses bras afin de le bénir. L'idée de notre projet, c'est qu'à notre tour et symboliquement, nous prenions en charge nos âgés afin d'être une bénédiction pour leur vie, d'où le nom de ce projet.

- S.F. : Alors laquelle de vous deux est à l’origine de ce projet ? 

Julie (19 ans) : C’est moi. J’ai toujours ressenti beaucoup d’affection pour les personnes âgées. Ce projet dont j’ai parlé au pasteur a reçu l’approbation de l’église et du Seigneur. 

- S.F. :  Et toi Manon, à quel moment as -tu rejoint ce projet ?

Manon (20 ans) : dès septembre 2020, Julie m’en a parlé et m’a demandé si j’aimerais participer à ce travail auprès des gens seuls et âgés. 

Manon et Julie

Julie et Manon : Ce sur quoi nous nous sommes retrouvées, c’est l’idée de faire plaisir aux anciens, de leur marquer notre intérêt, de leur dire qu’ils comptent beaucoup pour nous, d’essayer de leur faire plaisir et de leur apporter notre aide morale et spirituelle, mais aussi de lutter avec nos petits moyens contre la solitude de certains d’entre eux. 

- S.F. : Concrètement quelle forme ce projet prend il, du moins dans un premier temps ? 

Manon : très pratiquement, nous avons préparé un courrier pour Noël et c’est effectivement une première étape. Le Projet Siméon pourra prendre d’autres formes dans l’année qui vient.  Pour Noël 2020 c’est 22 courriers qui vont partir, soit plus de 31 personnes au total.

Julie : Initialement, j’ai pensé mettre en route ce travail suite à ma découverte sur Internet d’un programme existant : « Une lettre, un sourire » ! Avec Manon, nous y avons pensé et voilà le premier résultat concret de notre projet.  22 lettres, 31 personnes, c’est autant de sourires à la clef.

- S.F. : L’une d’entre vous a laissé entendre que le « Projet Siméon » pourrait s’étoffer au fil du temps. Quelle est votre vision  des choses ? 

Manon : En cours d’année, nous envisageons, en plus des courriers, une visite ponctuelle à chacun. Ce qui sera autre chose que la visite du pasteur.

Julie : Nous envisageons aussi, plus qu’un courrier à telle ou telle occasion (Noël ou le Jour de l’An par exemple) adresser un petit mot personnalisé à chacun pour son anniversaire. Ce qui à nos yeux est plus parlant encore.

- S.F. : Quels sont vos critères de sélection, si je puis m’exprimer ainsi ? 

Manon : Les gens concernés en priorité, doivent avoir plus de 70 ans ou être des personnes isolées (dans ce cas l’âge ne compte plus vraiment). Il y a aussi notre missionnaire à Madagascar, Raymonde, qui ne correspond à aucun de ces critères mais à qui nous avons voulu témoigner notre affection et notre soutien.

Julie : Les personnes concernées ne sont donc pas que des gens âgés, voire très âgés.  Mais il était impossible d’envisager ce travail sans une concertation étroite avec le pasteur qui connaît chacun et chaque situation.

- S.F. : Pour être très pratique, en quoi consiste ces courriers de Noël ? 

Manon : Déjà, il faut préciser qu’ils seront postés le mardi 22 décembre pour que si possible chacun le reçoive avant Noël ou avant le jour de l’An pour Madagascar.

Julie : Le courrier se présente sous la forme de SCRAPBOOKING (fabriqué par nos soins). Il y a un verset biblique, un mot d’encouragement, un texte écrit dans sa rédaction au moins à 4 mains avec Manon, mais que nous avons dû recopier pour chacune des cartes.   Et puis nous avons ajouté une photo de nous deux, Manon et moi, afin que les destinataires nous reconnaissent. 

Cartes scrapbooking

Manon : Ce travail destiné à Noël nous a pris beaucoup de temps, pour l’ensemble c’est pas loin de 20 heures

- S.F. : Alors justement, vous envisagez rester à deux ou recruter ? 

Julie :  Manon a contacté sa cousine Adelia, afin qu’elle vienne travailler avec nous sur ce projet. Elle a accepté avec joie et nous l’attendons pour les prochaines étapes.

- S.F. : La question qui fâche ? Combien ça coûte ? 

Julie : Le papier nous a été offert. Nous avons acheté les enveloppes. Les timbres seront pris en charge par l’Eglise. 

Manon : Beaucoup de matériel (outre le papier) nous a été donné. Et puis c’est aussi une partie de notre consécration personnelle destinée à servir Dieu. Nous y avons mis notre cœur. 

- S.F. : Merci à vous deux d’avoir pris le temps de nous répondre. Bon vent au Projet Siméon en attendant des retours rapides à cette initiative heureuse.

 

Samuel Foucart