Un crime pendant le culte

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2 Rois 19/36 et 37 et Luc 1/37

« Un crime pendant le culte »

« Alors Sanchérib, roi d'Assyrie, leva son camp, partit et s'en retourna; et il resta à Ninive. Or comme il était prosterné dans la maison de Nisroc, son dieu, Adrammélec et Scharetser, ses fils, le frappèrent avec l'épée, et s'enfuirent au pays d'Ararat. Et Esar-Haddon, son fils, régna à sa place. »

« Rien n'est impossible à Dieu »

Introduction : On ne sait quasiment rien sur ce dieu Nisroc, objet du culte de cet homme important, roi des Assyriens, première puissance mondiale de l’époque sur le plan militaire, économique et géopolitique. Un dieu qu’on pourrait simplifier en disant qu’il est « fourre-tout » ! Soit il s’agit de Mardouk dieu de Babylone, soit d’Assour dieu de l’Assyrie, soit de Nouskou dieu du feu, aucune hypothèse n’a été jusqu’ici soutenue d’une manière pleinement satisfaisante. Un dieu flou, méconnu, inconnu, aux contours abstraits.

  1. Rendre un culte c’est bien mais à qui ?
  • Cet homme a de la piété, il a une discipline dans sa piété, il ne s’arrête pas aux mauvais jours pour s’y adonner. En cela et en cela uniquement il est un exemple pour vous et moi.
  • La sincérité ne prévaut pas sur tout. Il est sans aucun doute sincère dans sa piété, dans son adoration, du moins en donne t-il l’impression ce qui ne changera rien au dénouement tragique de sa vie.
  • Cet homme a compris ce que nous avons tant de mal à comprendre : la gratuité de l’adoration. Alors qu’il vient de subir une cuisante défaite, la première depuis longtemps, défaite qui va mettre un coup d’arrêt sévère à sa politique de conquête, la première chose qu’il fait c’est de venir adorer son dieu, de se remettre en question devant lui, de trouver des réponses à ses pourquoi.

 

  1. Nisroc, un dieu bon à rien :
  • C’est pendant le culte d’adoration à ce dieu Nisroc que Sanchérib va mourir. Nisroc n’était donc pas le dieu de la vie. Nous adorons celui qui a déclaré « Je suis la vie » ! La vie éternelle, la vie pour notre âme, la vie spirituelle, la vie pour notre cœur, notre corps, notre famille.
  • Nisroc n’était pas le dieu qui protège, alors que notre Dieu est présenté partout dans toute la Bible comme celui qui dans sa bonté protège, garde, met au large du danger, c’et lui que nous adorons : « C’est la bonté de Dieu qui nous protège » disait Esdras.
  • Ce n’était pas un dieu bienveillant, qui n’a donné aucune parole prophétique à son serviteur Sanchérib pour l’avertir du danger ; rien, nada !  Le Dieu que vous et moi adorons est bienveillant, il veille bien sur nous, il prévient, avertit, conseille, dirige et délivre du danger.
  • Ce n’était pas le dieu de la famille Nisroc, puisque ce sont les deux fils de Sanchérib qui vont l’assassiner. Notre Dieu, celui que vous et moi sommes venus adorer  est le Dieu de la famille, qui aime la famille, ma famille, qui aime entendre nos prières en faveur de notre famille et qui bénit notre famille.
  • Nisroc n’est pas non plus le dieu qui entend les prières, puisque les projets criminels des deux fils de Sanchérib ne vont pas être empêchés par la prière de cet homme ; ce dieu-là ne va pas agir dans leur cœur pour les délivrer du mal qu’ils envisagent de faire. Notre Dieu agit dans le cœur de nos ennemis, mais aussi dans le cœur de ceux pour qui nous prions d’une façon ou d’une autre n’en doutons pas. En cela Nisroc est le parfait négatif de Dieu.
  • Nisroc n’est pas du tout le dieu de l’avenir. C’est vrai pour Sanchérib qui va mourir en pleine célébration de son culte. C’est aussi vrai pour les deux assassins qui devront fuir après avoir commis leur parricide et qui ne régneront pas à la place de leur père. Tellement éloigné du Dieu que nous servons et adorons par Jésus : « Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance ».

 

  1. Quelques leçons à retirer de tout ceci :
  • Vous voulez être protégés miraculeusement, adressez-vous au Dieu de l’Evangile, Jésus de Nazareth.
  • Vous voulez voir votre famille bénie, heureuse, solide dans ce monde où l’on ne parle plus que de divorce, de familles éclatées, recomposées ou mosaïques de beaux termes qui cachent mal la misère, tournez-vous vers Jésus, dont la plupart des miracles ont eu pour objet la famille, son équilibre, sa paix, son bonheur.
  • Vous voulez voir vos enfants s’en sortir, cessez de fuir sans cesse le malheur, l’échec, le mal tournez-vous vers Jésus celui qui aime à bénir et qui va agir dans leur cœur, au plus profond de leur âme pour les changer en bien, les transformer radicalement !
  • Vous ne voulez pas d’un culte inutile, cessez de vous adresser à des statues, des pierres, des médailles, des morts, vous ne dérangerez jamais le Dieu qui a des oreilles pour nous entendre et nous écouter, qui a des yeux pour nous voir et voir notre détresse et la situation dans laquelle nous sommes, qui a une bouche pour nous parler d’une manière ou d’une autre.
  • Vous voulez un avenir heureux, sur cette terre et au-delà, des réponses sur l’éternité à vos questions légitimes, cherchez auprès de celui qui a déclaré : « Celui qui croit en moi vivra quand bien même il serait mort » ! Jésus de Nazareth.

Conclusion : Pas question pour moi de remettre en cause la sincérité de la piété, ni sa foi indéniable ni même la qualité du culte que vous désirez pratiquer, mais à quoi vous sert le Dieu que vous adorez ? C’est légitime de parler en la matière en termes d’efficacité. Aussi sincère soit-il, Sanchérib va mourir à cause des lacunes énormes de ce dieu Nisroc, qui est passé à la postérité sous l’appellation du « dieu bon à rien » ! Nous, nous adorons le Dieu à qui rien n’est impossible, le connaissez-vous ?