Des gens qui prient

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Actes 16/16 à 38

« Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous, et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l'esprit : je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même.

Les maîtres de la servante, voyant disparaître l'espoir de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, et les traînèrent sur la place publique devant les magistrats. Ils les présentèrent aux préteurs, en disant : ces hommes troublent notre ville; ce sont des Juifs, qui annoncent des coutumes qu'il ne nous est permis ni de recevoir ni de suivre, à nous qui sommes Romains.

La foule se souleva aussi contre eux, et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu'on les battît de verges. Après qu'on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement. Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds.

Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés; au même instant, toutes les portes s'ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus. Le geôlier se réveilla, et, lorsqu'il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s'étaient enfuis. Mais Paul cria d'une voix forte: ne te fais point de mal, nous sommes tous ici.

Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas ; il les fit sortir, et dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas répondirent : crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison.

Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu'il avait cru en Dieu.

Quand il fit jour, les préteurs envoyèrent les licteurs pour dire au geôlier : relâche ces hommes. Et le geôlier annonça la chose à Paul : les préteurs ont envoyé dire qu'on vous relâchât ; maintenant donc sortez, et allez en paix. Mais Paul dit aux licteurs : après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n'en sera pas ainsi. Qu'ils viennent eux-mêmes nous mettre en liberté.

Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, qui furent effrayés en apprenant qu'ils étaient Romains. Ils vinrent les apaiser, et ils les mirent en liberté, en les priant de quitter la ville. Quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent. »

  1. Des gens qui veulent prier.
  • On peut être très surpris par l’importance de la prière, des rassemblements de prières, dans le travail d’évangélisation de ces missionnaires pionniers. Pas de Com, de Pub, mais la prière.
  • On peut aussi noter que lorsqu’on veut prier on dérange le diable, d’une manière ou d’une autre et il nous le fera savoir, c’est ce qui s’est passé ce jour-là.
  • « Ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ auront des difficultés, …que les autres n’ont pas et n’auront jamais ». Ne comptons ni sur l’aide de notre vieille nature, ni sur l’aide du monde et encore moins du malin pour nous aider et nous faciliter la tâche dans le domaine de la prière.
  1. Quand on croise la route de l’occultisme.
  • C’est la case prison directement. Voilà aussi le message de ce récit. On ne touche jamais à l’occultisme impunément.
  • La Bible dans son ensemble condamne fermement la sorcellerie, la voyance, la magie, l’occultisme, la nécromancie. Toutes ces pratiques, qu’on les exerce pour s’amuser, sérieusement, avec les meilleures raisons du monde (le chagrin) ou juste pour nuire aux autres, conduisent toujours aux mêmes résultats : la fatigue, les insomnies, la prison intérieure, celle de l’âme, les chaînes, la souffrance, l’injustice et le malheur.
  • L’exorcisme à la sauce catholique ou hollywoodienne en prend un sérieux coup derrière les oreilles avec ce texte ; pour chasser un démon, quelqu’un qui a l’habitude de côtoyer Jésus dans sa piété personnelle n’a pas besoin de 3 jours, c’est à l’instant qu’il part.
  1. La prière qui ouvre les prisons.
  • Plusieurs aspects dans ce texte au sujet de la prière. La prière ce n’est pas seulement demander à Dieu, c’est aussi l’adorer, le louer, lui être reconnaissant mais aussi chanter ses louanges et même le silence.
  • Vous aurez noté que le chant passe après la prière dans ce récit et ce n’est pas un détail, d’autant qu’après il disparaît. Trop de gens confondent le chant avec l’adoration, la louange et ont remplacé ces dernières uniquement par le chant. Le chant est une bénédiction quand il reste à sa place et il contribue à la victoire sur l’enfer à cette condition uniquement. L’important c’est la prière.
  • Deux hommes qui prient, qui adorent Dieu, qui le célèbrent et le glorifient et les portes des prisons s’ouvrent !
  • Les chaînes tombent, toutes sans exception. Dieu aime la louange de son peuple, même si son peuple c’est deux personnes et les victoires sont toujours au rendez-vous quand Dieu se sent bien quelque part. Les chaînes des passions, du péché, de la maladie, de la haine, de la vengeance, des complexes, des idées noires !
  • Deux hommes qui adorent Dieu, s’occupent de lui et les portent s’ouvrent. Ce n’est sans doute pas anodin là non plus. Nous avons tous besoin de voir des portes s’ouvrir devant nous, pour nos études, notre travail, nos projets immobiliers, notre entreprise, notre avenir sentimental, conjugal, familial. Faites ce que vous voulez avec cela, mais s’occupez de Dieu plus que des portes closes (ce que ces deux là ont fait ce jour-là) est plus important que tout le reste.
  1. La prière est toujours une bénédiction.
  • Alors d’abord pour ceux qui prient, évidemment. Même si dans un premier temps absolument rien ne change. Je pense au cas d’Anne la maman de Samuel qui souffrait de sa stérilité. Elle est venue prier au temple, puis est repartie. Rien n’avait changé, mais elle avait parlé avec Dieu et son visage, son âme son cœur n’étaient plus les mêmes.
  • Une bénédiction pour les autres. Je ne sais pas ce que les autres prisonniers ont pensé de Paul et Silas, mais je sais ce que le gardien de prison a vécu lui : sauvé du suicide, il n’a pas perdu son emploi, ni sa vie ! Sa famille et lui ont rencontré ce Dieu mystérieux qui ouvre les portes, fait tomber les chaînes et sauve de la mort, Jésus de Nazareth.
  • Pour la société ; les injustices sont légion dans ce bas monde et en l’occurrence nous avons assisté à l’une d’entre elle. Les autorités de la ville se sont rendu compte de leur bévue, trop tard alors elles vont essayer de ne pas faire de vagues. Les gens qui prient font toujours à terme, triompher la justice. Parfois c’est en une journée, parfois en un mois, parfois en un ou en 10 ans, mais à la fin c’est Dieu qui l’emporte toujours et qui rétablit les choses. N’en doutez pas, surtout si vous attendez encore qu’on vous rende justice. Jésus c’est le juste juge !

Conclusion : Prier, est si souvent considéré comme un acte de faiblesse, réservé aux femmes (aux yeux de certains), alors que la prière est l’apanage des forts. Mais prier c’est aussi aux yeux de certains, une perte de temps : Martin Luther disait : « J’ai tellement de travail aujourd’hui que, si je veux tout accomplir, il faut que je passe au moins trois heures dans la prière. »

La reine d’Ecosse Marie Stuart craignait davantage les prières du réformateur John Knox que l’armée d’Angleterre.