Le temps de la réconciliation

texte_podcats_formate

Le temps de la réconciliation est venu. Matthieu 18/19

« Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. »

  1. Le plus grand obstacle à la prière et à l’exaucement. 
  • Le plus grand obstacle à la prière et à l’exaucement reste le conflit, souvent larvé et le manque de réconciliation qui s’ensuit. 
  • Il est important de dire immédiatement qu’avec certaines personnes il est impossible de se réconcilier, tout simplement parce qu’elles ne veulent pas : « S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. ». Les précautions scripturaires prisent par Paul sont là pour souligner la difficulté, voir l’impossibilité qui existe parfois dans ce registre de la réconciliation.
  • Jésus disait à Dieu : « Je sais que tu m’exauces toujours » Jean 11/42 et nous pouvons en dire autant, nous en avons le droit c’est notre confession de foi.
  • Concernant la prière et l’exaucement, l’aveugle guéri dira aux religieux de son époque : « Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs » Jean 9/31. Ce qui est une réalité qui doit être impérativement nuancée. 
  1. Dieu n’exauce pas les pécheurs sauf :
  • Les pécheurs qui se repentent et lui adressent cette prière : « Seigneur sauve moi » Matthieu 14/30. « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » ! Romains 10/13
  • Par ailleurs, les pécheurs pardonnés que nous sommes et resteront tout le temps de notre passage ici-bas sont encore concernés par cette affirmation de l’Evangile, à moins que nous ne venions à Dieu avec nos prières par Jésus, en son nom, recouverts de sa justice, lavés dans son sang. Voilà pourquoi prier au nom de Jésus n’est surement pas un rituel, ni une simple ponctuation oratoire, mais explique pourquoi Dieu nous exauce toujours. 
  • Le conflit entretenu, non réglé, larvé, constitue donc l’un des péchés les moins dénoncés et les moins visibles qui pourtant reste un obstacle majeur à la prière d’une part (pas envie de prier, pas le cœur, pas à l’aise quand il faut prier) et à l’exaucement, d’autre part.
  1. Pourquoi ne pas régler un conflit ? 
  • Que le conflit soit au sein d’un couple, avec les enfants, les parents ou bien au travail, dans le voisinage ou dans la société plus largement, la plupart du temps il n’est pas réglé pour les raisons suivantes : 
  • Je suis convaincu d’avoir raison face à l’autre et c’est à lui de venir me demander pardon.
  • Je suis certain d’être dans mon bon droit, d’ailleurs je me suis entouré de gens qui me donnent raison.
  • Je suis trop fier (allez disons le mot, trop orgueilleux) pour m’abaisser devant l’autre en prenant l’initiative de la réconciliation.
  • Je suis bien trop faible finalement, (spirituellement certes, mais aussi moralement, psychiquement et même intellectuellement) pour envisager une seule seconde entamer la moindre démarche de réconciliation. 
  • Une petite dispute, c’est comme un caillou dans notre chaussure, ça commence par gêner un peu et puis à terme on amputera à cause d’une gangrène si entre-temps rien n’est fait. 
  • Pardonner ce n’est pas pour les faibles, les faibles ne peuvent pas pardonner, c’est un acte réservé aux forts, d’ailleurs la preuve, l’initiative de la réconciliation c’est Dieu qui l’a prise et c’est lui qui nous pardonne. 
  1. Un obstacle à la prière et à l’exaucement.
  • Pourtant facile à lever. Qu’avons-nous à perdre (dans la mesure du possible) à faire la démarche de la réconciliation ? Peut-être « perdre la face » vis-à-vis de l’autre, mais si c’est pour gagner la face de Dieu, comment hésiter ? 
  • Faire la démarche et s’exposer au refus n’a finalement pas d’importance pour vous, du moment que vous voulez cette réconciliation, c’est le principe même qui compte plus que le résultat final qui n’appartient qu’à l’autre, mais c’est son affaire plus la vôtre. 
  • Nous traversons tous dans notre vie des moments difficiles, sombres, compliqués où nous avons besoin de la grâce de Dieu, de son secours, de son aide, c’est juste la vie ici-bas, assurons-nous de mettre « toutes les chances » de notre côté en refusant de conserver à l’intérieur de nous un conflit larvé. 
  • Toutes les raisons de l’exaucement sont au ciel du côté de Dieu : Jésus, la croix, le trône de la grâce, son amour, sa grâce, sa toute-puissance, sa bonté et sa fidélité, mais la plupart des conditions sont sur la terre et parmi elles, il y a celle-là « Si deux s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux » !
  • Nous pouvons choisir de donner tort à Dieu et de nous donner raison en refusant la moindre démarche de réconciliation et ce pour X raisons ! Alors bon courage pour la suite. Mais nous pouvons aussi décider de donner raison à Dieu et là nous serons gagnants sur tous les tableaux. 
  1. Les effets bénéfiques de la réconciliation 
  • Quand on fait la démarche de la réconciliation, on plait à Dieu, on lui obéit, on lui ressemble, on s’associe à son œuvre de salut (la réconciliation est à l’origine du plan de salut).
  • La démarche de réconciliation assainit les sources de la vie qui coulent dans notre cœur et la rancune, l’amertume, la colère, les critiques, les paroles blessantes vont en disparaître ; par conséquent notre âme va mieux, notre corps ira mieux, nous dormirons mieux, notre vie ira mieux. 
  • On dit souvent que ceux qui blessent sont des gens qui ont été blessés et ce que la psychologie moderne met en évidence est déjà une réalité biblique. Une démarche de réconciliation quoiqu’elle nous coûte c’est la guérison de nos blessures intérieures les plus profondes et les plus cachées, qui parfois sont à nous-mêmes inconnues. 

Conclusion : le temps de la réconciliation est venu n’en manquons pas l’occasion.