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« Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. » Psaume 119.105

La Bible n’est définitivement pas un livre de sagesse. Elle n’est pas plus un livre de morale. Elle ne pourra jamais être davantage un ouvrage scientifique. Et même, en étant très honnête, elle n’est pas un recueil historique absolument fiable. La Bible contient tout cela, tout ou partie, avec plus ou moins d’aspects développés.

J’aime ce côté « brouillon génial » de Dieu. En relisant les évangiles, vous découvrez qu’aucune histoire rapportée là ne cherche à être parfaitement et totalement aboutie. À la limite, Dieu s’en fiche pas mal de nos conceptions littéraires. L’histoire de Zachée est ponctuelle et donc frustrante au demeurant. Celle de la femme de Jean 8 l’est encore davantage

Dieu est un génie qui refuse de s’embarrasser de détails inutiles, il va à l’essentiel ! Pablo Picasso disait : « Une peinture n’est jamais finie. Mais un jour, on décide de l’arrêter. » C’est là que se situe la différence entre un peintre de talent et un génie de la peinture. Les grands auteurs ne se sont jamais perdus dans les détails de la vie de leurs héros, ils racontent une histoire incomplète et on y croit. Les auteurs qui veulent tout dire, ne sont lus par personne.

L’auteur du Psaume 119, que l’on pense être Esdras, donne une image parfaite de ce qu’est la Bible. C’est une lampe, une lumière, mais rien de plus. Ce n’est pas le soleil absolu. Encore moins la lumière inaccessible décrite par Jacques.

Il n’y a pas tout dans la Bible, toutes les histoires humaines n’y figurent pas. Nous nous évertuons à chercher des réponses à des questions que Dieu ne se pose même pas, comme par exemple : avec quelle femme les deux fils d’Adam et Eve ont-ils eu des enfants ? La lumière qu’est la Bible nous éclaire sur comment être sauvé, pardonné, béni. Comment chercher Dieu et le trouver. La lampe sur notre sentier fait office de lumignon, parfois de lumière individuelle qui ne nous éclairera que nous, ponctuellement, en fonction de nos besoins. C’est tellement insatisfaisant pour ceux et celles qui ont des exigences déplacées, mais moi cela me suffit.

On retrouve cette exigence déplacée avec certaines personnes ne voulant lire la Bible que si elles ont un « rhema » au travers du « logos » ! Comprenez,  une parole ponctuelle pour leur vie et ce, tous les jours,. Comme c’est triste de s’en tenir à ce si peu de foi. La Bible peut produire cela, mais elle ne perd rien de sa valeur spirituelle et de son influence dans ma vie lorsque je me contente de la lire simplement.

Aucun génie artistique n’a jamais voulu être complet. Il sait son œuvre imparfaite. Dieu a atteint la perfection au travers des « imperfections » supposées et parfois évidentes de sa Parole. Aimez-là, comme lui vous l’a donnée.

Samuel Foucart