img_Pensée_du_jour

« Vous aviez pensé du mal contre moi, Dieu l’a pensé en bien. » Genèse 50.20

Il y en a des gens qui pensent en mal contre nous. Et puis l’enfer pense à nous faire du mal, le péché idem, et que dire du malheur. Le mal fait partie de la vie sur cette terre. Dieu n’a jamais promis de l’éradiquer ici-bas.

L’histoire du protestant évangélique Vincent Van Gogh, est édifiante de ce point de vue. Tout jeune homme, Van Gogh fut pasteur dans une Église hollandaise. Mais pour un sombre problème de comptabilité, de timbres achetés sans l’accord du conseil d’administration, il fut renvoyé. Tant pis pour l’Église, tant mieux pour l’art.

Van Gogh est sans doute le peintre que je préfère, mais pas uniquement pour des raisons artistiques, puisque je n’y connais rien en peinture. J’aime ce qu’il dégage dans ses œuvres. Cet artiste souffrait d’épilepsie et c’est son médecin, le docteur Gachet qui le suivait pour ce mal invalidant. Ce médecin utilisait ce qu’il avait à sa disposition à l’époque pour traiter ce genre de maladie, la digitale. Un des effets indésirables de ce traitement à la digitale est l’apparition d’une vision colorée en jaune. Ce que beaucoup ont mis sur les effets de la folie de Van Gogh ou sur les drogues qu’il était supposé consommer, ne sont en réalité que les conséquences de son traitement. C’est sans doute pour cette raison que le peintre appréciait tant cette couleur jaune et qu’il la surreprésentait dans tous ses tableaux avec un talent indéniable.

D’ailleurs, un de ses plus célèbres tableaux se nomme : « Le portrait du Dr Gachet avec branche de digitale. » C’est aussi, à l’heure actuelle, l’œuvre la plus chère de Vincent Van Gogh, vendu pour 84 millions d’€.

Comment à partir d’un échec absolu, cet homme, va-t-il devenir l’un des artistes les plus appréciés du monde ? Les autres avaient pensé du mal sur lui, la maladie avait décidé d’en faire sa proie, les traitements qu’il devait subir, s’ils le soulageaient d’un côté, le détruisaient de l’autre. Et pourtant, au milieu de ce marasme, , cet homme va faire de ses toiles celles parmi les plus recherchées au monde.

Je ne sais pas ce qu’il avait gardé de sa foi chrétienne, évangélique. J’ignore ce qu’a été sa relation avec Dieu tout au long de sa vie, et je me méfie des sources historiques variables. Une chose est certaine, d’un homme brisé, déçu, malade, abandonné de tous et totalement méprisé de son vivant, Dieu va faire l’un des plus grands artistes de tout les temps.

Quand bien même l’enfer, le monde, la mort et le péché se ligueraient contre vous, qu’ils penseraient du mal à votre égard, apprenez à confesser que Dieu pense ce mal en bien pour vous. Vous ne serez peut-être jamais Van Gogh, mais vous êtes vous, et c’est très bien ainsi puisque c’est ainsi que Dieu vous aime.

Samuel Foucart