5 / Le top 5 des plus grands psychopathes de la bible: Athalie

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5) Sur la première marche du podium la reine machiavélique ATHALIE

 

  1. Un contexte familial particulier 
  • Elle est la digne fille de sa mère Jézabel et d’Achab. Et indéniablement elle a hérité des tares de sa mère. Elle est comme elle, sans scrupule, sans affect, sans culpabilité.  La Bible présente cette femme comme une usurpatrice idolâtre.
  • Sous certains aspects, Athalie ressemble à sa mère, Jézabel et ce que Athalie a fait à Jérusalem est similaire à ce qu’avait fait Jézabel à Jizréel, en Samarie. Des temples dédiés à Baal apparurent partout. 
  • Sa vie est marquée par deux drames violents, deux crimes, deux meurtres qui n’arrangeront pas son état psychologique, à n’en pas douter, mais qui n’explique pas tout. 
  • D’abord c’est son mari le roi  de Juda, JORAM humilié par les arabes et les philistins, qui en profiteront pour assassiner tous ses fils à l’exception d’un seul. Cette femme n’a donc plus qu’un fils et un mari mais pas pour longtemps. A l’image de sa mère, elle influencera fortement son mari, pour ne pas dire qu’elle régnait déjà par procuration.
  • Le second drame de sa vie c’est la mort de son fils, exécuté par Jéhu dans des conditions redoutables.  Athalie est donc la seule survivante de deux massacres au sein de sa sinistre famille. 
  • Sans aucun doute que l’héritage familial sur le plan psychologique est une donnée essentielle dans l’histoire de cette reine. On ne dira jamais assez combien nous sommes dépendants de nos héritages, familiaux, génétiques, psychologiques et émotionnels. 

C’est impressionnant et nous n’y pouvons pas grand chose en dehors de la grâce de Dieu. Ce n’est pas un terme utilisé au hasard par Pierre quand, parlant de la conversion et de la nouvelle naissance, il déclare : « puisque vous avez étérégénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. » 1 Pierre 1/23. J’aime beaucoup l’expression utilisée par Bartimée dans sa prière à Jésus : « Matricie-moi » ! « Fais-moi rentrer dans l’utérus de ma mère » ! Marc 10/47 ; tout comme la femme Syro Phénicienne le dira d’ailleurs elle même. La nouvelle naissance dont Jésus parlait. 

  • D’autre part, l’exemple laissé en priorité par les parents (qui sont toujours des exemples, bons ou mauvais), la culture familiale et puis les circonstances de la vie, les épreuves, les revers vont faire d’Athalie ce qu’elle est devenue. Et là encore il n’y a que la grâce de Dieu pour nous délivrer de ces influences « naturelles » et nous donner d’autres priorités. 
  •  Indéniablement nous avons besoin de tellement de guérisons aux maux dont nous ignorons la plus part du temps l’origine. Cachés dans les replis de notre âme, de notre conscience, enfouis dans notre subconscient,  personne n’échappe vraiment à ces choses là. « Jésus guérit un homme tout entier » ! 

 

  1. Athalie : reine, féministe et militante
  • Une femen avant l’heure ; elle est pour le pouvoir des femmes et veut donner (tout comme sa mère Jézabel) le pouvoir aux femmes. D’ailleurs elle va le prendre avec des méthodes masculines, violentes, criminelles.
  • Le moins que l’on puisse dire c’est que Dieu n’est pas trop pour la parité en matière de royauté. Dans la Bible, aucune femme ne règnera jamais. Même s’il y a eu un indéniable MATRIARCHA avec des femmes comme Sara, Rachel et plus tard Déborah la prophétesse et si des épouses de roi ont eu une influence sur leur mari, Bath-Schéba ou Esther (dans un autre contexte) aucune reine à proprement parler ne règnera jamais en Israël ni en Judas.
  • Jézabel c’était un contre pouvoir, un pouvoir de reine par procuration, mais le roi était Achab ; Athalie veut plus et mieux ! Ce modèle de femme régnant était assez répandu dans la société d’alors. Le modèle vient d’Egypte ou la première femme Pharaon se nomme  Taouser, plusieurs autres suivront.
  • La féminisation de la société est toujours le reflet de la démission du masculin. Quand les femmes prennent le pouvoir, c’est que les hommes l’ont abandonné pour X raisons. Aujourd’hui en Europe, en Occident, les femmes sont au pouvoir (le cas en France de la magistrature est exemplaire : tous les postes importants sont dévolus aux femmes, puisqu’il n’y a plus d’homme candidat, ce qui fatalement change l’approche même de la justice en France). C’est aussi le cas en politique ou dans les medias.
  • Athalie veut imposer ce modèle en Israël, ce qui va à l’encontre de la volonté parfaite de Dieu pour son peuple. Que cela nous plaise ou non, Dieu n’étant ni homme, ni femme, mais parfaitement Dieu (autant « père » que « mère » d’après la Bible) et aussi décevant que soient les hommes au sens masculin de ce mot, Dieu les a choisis. Ce qui ne veut pas dire que les femmes n’ont aucun pouvoir, ni aucune place dans son oeuvre loin de là, mais c’est une autre place. 
  • Athalie veut bousculer tout ceci, imposer un modèle venu d’Egypte, symbole d’un monde qui, en tout, s’oppose à Dieu. Evidemment que cela ne passera pas, même s’il faudra attendre un peu avant que la féministe Athalie soit renversée et liquidée violement.

 

  1. Les crimes d’Athalie ou le phénomène de co-dépendance
  • En termes de chiffres, on trouve mieux dans la Bible, mais c’est principalement ce qui a motivé ces crimes qui lui vaut la première place parmi les psychopathes recensés dans l’Ecriture sainte. 
  • Elle est machiavélique avant l’heure. Nicolas de Machiavel naîtra bien plus tard, mais pourtant cette femme en est sans doute une muse.   La politique chez lui se caractérise par le mouvement, les ruptures violentes et le conflit. C’est ce qu’elle mettra en œuvre bien avant que Machiavel n’ait écrit Le Prince.
  • On pourrait raisonnablement penser qu’avec les drames que cette dame a vécus, elle pourrait s’installer dans la dépression, le chagrin, la peine ce serait légitime. Mais c’est là que sa pathologie de psychopathe apparaît pleinement. Rien de tout ceci. 
  • Il y a des gens qui savent vendre leurs malheurs, leurs chagrins. D’autres ne savent pas en parler et les ressassent en permanence. Et puis il y a ceux et celles qui les dominent ! Soit positivement en les dépassant et en reconstruisant et là encore il faut toute la grâce de Dieu ; soit en devenant pire et c’est le cas de cette femme. 
  • C’est extrêmement surprenant que des personnes ayant considérablement souffert, par exemple des coups d’un mari, ou de l’alcoolisme du conjoint, quittent ce dernier pour se remettre avec quelqu’un faisant encore pire. Certaines personnes ont besoin de souffrir, c’est leur moyen à elle d’exister. « Je souffre donc j’existe » ! C’est le phénomène de co-dépendance ! J’ai besoin  des souffrances que l’autre m’a imposées pour donner un sens à ma vie. 

 

  1. Athalie et ses petits enfants !
  • Avoir des petits enfants c’est un formidable privilège, pas pour elle qui les considère comme une menace pour son règne et elle va tous les faire exécuter. La Bible la représente comme une reine habitée du goût de pouvoir, assassin de ses pairs, violente et guerrière, soumise à des instincts bestiaux, adepte du culte de Baal, une figure féminine parmi les plus cruelles de l’Histoire juive. Athalie va inspirer tous les plus grands dramaturges tel Racine, Flaubert y fera une référence dans Madame de Bovary ou bien encore le compositeur Haendel composera un oratorio inspiré du texte de Racine, la musique et les arts, son visage est démesuré, passionnel, excessif et unique. Sa vie est une tragédie spirituelle, familiale, morale, politique !
  • C’est une OGRESSE avant les contes de Grimm ; elle commettra l’infanticide sans aucun complexe.  Ce qui est étonnant quand on a tellement souffert. 

Un seul de ses petits enfants échappera au massacre,  JOAS, l’enfant sauvé des siens, qui deviendra un bon roi pour son peuple. 

 

  1. Athalie une reine illégitime, un tyran au féminin et une cruelle personnalité
  • J’ai eu beau chercher partout, il n’y a qu’une reine recensée en Israël c’est elle ; elle va régner 6 ans et ce seront 6 années de malheurs et de souffrances pour son peuple. Etre illégitime reste un drame qui conduit au malheur de la personne et des autres.
  • C’est toujours terrible d’avoir des choses à prouver aux autres ; impossible de mener sa vie paisiblement, tranquillement ni même modérément. Il faut sans cesse être en surrégime en tout et tout le temps.
  • Contrairement aux rois légitimes de Juda et d'Israël qui ont dans les Livres des Rois une notice de présentation et une de conclusion qui enserrent le récit du règne, Athalie est la seule à ne pas avoir ces deux notices lors du récit de son règne. N'étant pas légitime, elle n'est pas traitée comme une reine et encore une fois, malgré ses crimes, ses malversations, ses complots, elle passera à la postérité comme une usurpatrice.  L’histoire retient qu’Athalie est une reine cruelle, ayant réussi dans le crime ! Voilà ce qui reste d’elle ! Un tyran au féminin.
  • Ce qui est notable avec elle, mais aussi avec les 4 autres personnages étudiés auparavant, ce sont ses œillères. Ces gens sont obnubilés par leurs préoccupations, tournées uniquement vers leur pouvoir et ils ne voient rien d’autre. Elle ne verra pas l’enfant caché, JOAS,   par sa tante dans le temps de l’Eternel ; elle ne verra pas qu’il a grandi et elle ne verra rien du « complot » ourdi contre elle qui conduira à sa mort brutale.
  • Moi, je crois dans le Dieu capable de dérober aux yeux de nos « Athalie spirituelles » nos enfants, nos petits enfants, nos petites vies. Cachons nos enfants non plus dans le temple, mais au creux du Rocher qu’est Christ ! Faisons-le dans la foi, dans la prière, dans l’église avec les autres. 
  • Il est impossible de ne pas signaler la promotion exponentielle du culte de Baal pendant ses 6 ans de règne. Le culte à l’Eternel était devenu très secondaire, voir quasi insignifiant. Cette femme croyait donc, elle avait la foi, dans un dieu qui ne sert à rien, qui ne change pas sa vie en bien, qui ne la transforme pas mais qui la pousse à la haine, la violence, le crime, la déloyauté. Elle finira par mourir en adoratrice de ce dieu méchant, sanglant, brutal.

Conclusion :    Ce qui ressort de cette histoire pourrait se résumer ainsi : Il semble ne pas y avoir de limite à la capacité de faire le mal chez une femme ayant les entrailles de Jézabel ou d’Athalie. L’idée de changement, de repentance, de conversion, lui est parfaitement étrangère. Or notre mauvaise nature ne peut vraiment être transformée qu’ainsi, lorsque nous acceptons de reconnaître nos propres misères et que nous les soumettons à Dieu.