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« La grâce et la vérité sont venues par Jésus. » Jean 1.17

Ce fragile point d’équilibre se situe justement dans ce verset de l’Evangile. Il est au point central entre la bonne dose de grâce et la non moins bonne dose de vérité.

Une fois les excroissances de l’orgueil éliminées de notre cœur - il s’agit d’un combat permanent, telle une pseudo timidité, des complexes, de l’arrogance, une surestimation de soi ou encore une présomption de ses capacités à s’en sortir seul, tout ceci étant l’aspect de la vérité en nous - nous pourrons commencer à rééquilibrer notre vie. Ce fragile point d’équilibre entre l’humilité, qui consiste à accepter la vérité sur sa vie, sans plus jamais se trouver d’excuses et se mentir  à soi-même, et la dignité à laquelle la grâce nous rend.

Le point d’équilibre qui fait qu’une vie est heureuse, épanouie, utile aux autres et à Dieu, se situe aussi entre cette petitesse, dont il nous faut accepter le handicap comme étant une chance - c’est si paradoxal et pourtant ! - et cette grandeur à laquelle la grâce nous convie. Oui, il y a mes vulnérabilités, mes failles, mes misères, mes fautes et ce n’est que la vérité concrète, quotidienne, et puis il y a la grâce de Dieu qui vient palier tout ceci et me donner confiance,  dans cette nouvelle création issue du miracle de la conversion à Jésus-Christ.

C’est une bien curieuse alliance que Dieu nous propose là. Certains n’en veulent absolument pas. Ils rejettent fermement la vérité sur ce qu’ils sont réellement et donc ferment la porte à la grâce qui seule, peut les changer en bien. Et puis d’autres acceptent la vérité sur eux- mêmes, mais refusent la grâce, la négocie, la discute, l’envisage. De ce fait, pas d’équilibre non plus chez eux et une dureté terrible avec les autres. Ils ne veulent que la vérité, partout, tout le temps, au détriment de la grâce. Inutile de vous dire que ces derniers vivent dans une culpabilité sans nom. Ils savent ce qu’ils valent, ils connaissent leur folie, leurs fautes, mais interdisent à la grâce de Dieu d’intervenir en leur faveur. Il ne leur reste plus qu’à pleurer.

On le voit bien, comme n’importe quel équilibre sur la terre, il faut peu de choses pour faire basculer d’un côté ou d’un autre.

Je crois dans un Dieu dont la base du trône est l’équilibre parfait. Je sais que c’est ce Dieu-là qui peut m’aider et vous aider à accorder en vous ce qui est humble avec ce qui est digne. Vous avez tellement besoin de sa grâce, mais vous n’en avez pas moins besoin de sa vérité. L’une n’est pas l’option de l’autre. Les deux vont de pair et seulement dans cet ordre-là.