Culte liturgique, improvisé ou spontané ?

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Matthieu 21/1 à 11 et Luc 19/28 à 44

  1. Différence entre culte liturgique improvisé ou spontané.
  • La liturgie, souvent considérée comme l’apanage de la religion, tend à tuer la spontanéité ; elle semble être faite de routine, d’habitude, de dogme ; elle refait toujours la même chose. La force de l’église Pentecôtiste, Evangélique, de la Réforme a d’abord été d’en finir avec la liturgie religieuse.

 

  • Mais au fond, chassez le naturel et il revient au galop ! Très vite la liturgie pentecôtiste, évangélique, a remplacé la liturgie catholique, protestante ou orthodoxe. Et souvent cette autre forme de liturgie consistait à ne pas en avoir ; c’est ce qu’on appelle le culte « IMPROVISÉ » qui est surtout un culte mal tenu, n’ayant aucune règle, pas d’horaire fixe, pas d’ordre, pas d’organisation sous prétexte de vie du Saint-Esprit !

 

  • Si le Saint-Esprit est bien Dieu, comme je le crois et comme la Bible l’enseigne, alors il est pour l’ordre, pour la bienséance (début et fin de culte à horaire fixe par exemple),  pour que certaines règles soient appliquées (les dons spirituels par exemple ou la pratique de la Sainte Cène) ! Le culte improvisé est souvent l’occasion d’assister à des scènes loufoques, baroques, gênantes, déplacées ou outrancières !

 

  • Ici le culte est SPONTANÉ ! Mais néanmoins organisé par le bon Esprit de Dieu ; rien n’est forcé, rien n’est obligatoire, les choses viennent du cœur  des gens présents ! Rien n’est déplacé non plus ! Il y a l’adoration des pierres vivantes qui se fait à haute voix !   : « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » 1 Pierre 2/4 et 5.

 

  •  Il y a les chants « Hosanna au Fils de David » ! mais pas au détriment de l’adoration individuelle et collective. Il y a l’offrande et il y a des efforts.

 

  1. Qui adore t’on ce jour là ? 
  • Celui qui vient de la part de Dieu, qui a traversé les cieux, déchiré les nuées, venu comme un simple homme, vivre au milieu des hommes, Jésus !

 

  • Le fils de David : expression bénie et si riche : c’est à dire qu’on adore un roi bienveillant, un guerrier triomphant, un tueur de géant, un homme selon le cœur de Dieu, un poète et un artiste qui fait toute chose belle en son temps !

 

  • On adore Jésus, c’est à dire celui qui sauve, celui qui délivre, qui secourt au bon moment, qui guérit (esprit, âme et corps), qui répond à la prière du malheureux ; qui sauve dans la seconde, comme dans la vie ou dans l’éternité, un sauveur sûr !

 

  • Le prophète, c’est lui qu’on adore et il s’agit bien de Jésus le fils de Dieu ; n’en doutez pas ! Tant de gens veulent légitimement connaître leur avenir et s’adressent à de pseudo prophètes (voyants, horoscopes, spirites, magiciens, pratiques occultes) ! Jésus connaît votre avenir, il sait ce qui est caché dans votre cœur, il connaît vos pensées ! C’est lui que nous adorons !

 

  • De Nazareth ! La banlieue, les rejetés, les mal vus, les outsiders à la grosse cotes, les perdants, les inutiles, les déconsidérés. Pour un juif moyen, l’idée c’est « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth » ! Dieu aime nous prendre à contre-pied. Ce jour là, ce sont les mêmes juifs qui adorent le Nazaréen mon ami !

 

  • En Galilée ! Comme si cela ne suffisait pas, ils adorent le Galiléen ! La région des métèques, des juifs mélangés aux races dites païennes, des gens parlant avec un accent ridiculisé. La Galilée tout au Nord d’Israël dont le nom signifie « rouler » sans doute à cause de leur accent ! Avant de provoquer leur génocide les Romains (le général MANLIUS) dira « Une race de bâtards » !  La Galice, le pays de Galles, la Galatie et puis les irréductibles Gaulois, sans oublier la Galicie en Ukraine. On peut donc parler du Divin Celtique à propos de Jésus ! C’est ce Dieu là qu’on adore, un Dieu rebelle !

 

  1. Qui est présent à ce culte spontané ? 
  • Les râleurs, qui ne sont pas ceux que l’ont croit mais les religieux, qui trouvent ça trop bruyant, gênant pour leur liturgie morte, dérangeant pour leur fond de commerce ! Ils vont quand même s’adresser à Jésus mais pour faire taire cette mascarade de culte ! On sait la réponse que le Dieu réfractaire leur fera ! L’esprit religieux passe toujours à côté du spirituel !

 

  • Il y a les disciples qui sont là, mais presque plus en spectateurs qu’en acteurs ! Ils ne semblent pas avoir saisi l’importance de ce qui se passait et je ne suis pas certain qu’ils participent vraiment au culte d’adoration. C’est une tendance lourde d’avoir dans nos églises des disciples spectateurs de l’adoration, il faut la combattre !

 

  • Et puis il y a la foule qui adore spontanément, c’est vivant, c’est festif, c’est respectueux, c’est certes un peu bruyant mais il y aura toujours une différence entre une maternité et un cimetière. 

 

  • Cette foule qui criera huit jours plus tard, à l’égard du même jésus « Crucifie-le » ! Ah l’importance de l’opinion publique manipulée ! L’adoration si elle ne trouve pas son origine dans l’amour du coeur pour Dieu peut vite se transformer et disparaitre ! Adorateur en esprit c’est bien ; adorateur en vérité c’est mieux, quand cela vient compléter les choses ! Sur le terrain de notre vie !

Conclusion : un culte d’adoration hors norme, pas prévu mais bien organisé par le Saint-Esprit et que de leçons à en retirer pour nous autres les adorateurs en esprit et en vérité.