3/ Le top 5 des plus grands psychopathes de la bible: Hérode le Grand

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4) En troisième place on trouve Hérode le Grand

« Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s'était soigneusement enquis auprès des mages. » Matthieu 2/16

  1. Hérode un personnage historique important
  • Hérode le Grand est l'un des personnages les plus importants de l'histoire de l'époque du Second Temple. Son histoire est surtout connue par les écrits de Flavius Josèphe, lesquels, inspirés dans un premier ouvrage par les écrits du secrétaire d'Hérode Nicolas de Damas, lui sont particulièrement favorables. Un second ouvrage corrige ensuite le premier, peut-être sous l'influence de ses relations avec les juifs de Rome.
  • Nous le connaissons surtout par le biais de ce chapitre 2 de l’Evangile selon Matthieu et par le crime organisé des enfants de 2 ans et moins dans la région de Bethléem. D’après l’histoire une bonne centaine de bambins périront à son ordre. Ce qui montre d’une part la cruauté de l’individu et sa psychopathie avérée. 
  • Ce roi régnera sur Israël de – 37 avec Jésus jusqu’à –4, grâce à des mariages judicieux, des victoires militaires indéniables mais relatives puisqu’acquises avec l’aide des romains. 
  • Ce roi, qui finalement n’en est pas un, n’était pas davantage Juif mais Iduméen (de l’ancien royaume des Edomites, descendants d’Esaü).

 

  1. Hérode le grand, descendant d’Esaü 
  • Qui est Esaü ?  Son nom signifie « rouge, roux, poilu » ! Il était berger et chasseur. Il est donc l’ancêtre des Iduméens 
  • « selon qu'il est écrit: J'ai aimé Jacob Et j'ai haï Esaü. » Romains 9/13, aussi écrit dans Malachie 1/3. Curiosité biblique et divine de la part d’un Dieu qui aime tous les êtres humains, surtout que Jacob le frère jumeau d’Esaü était loin d’être aimable en tout ! Pourquoi, qu’est-ce que cela signifie ? 
  • « qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Esaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse.17Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet. » Hébreux 12/16 et 17. 
  • Comme toujours, comme avec Caïn et Abel par exemple, ou encore comme avec Saül et David ou Pierre et Judas, Dieu regarde au cœur et ce que Dieu va détester ce n’est pas la personne d’Esaü mais son attitude à l’égard de lui, de sa bénédiction, des choses spirituelles.
  • Psaume 109/17 : « Il aimait la malédiction: qu'elle tombe sur lui! Il ne se plaisait pas à la bénédiction: qu'elle s'éloigne de lui! » voilà qui résume assez bien Esaü et ce qui ne manquera pas d’influencer toute sa descendance. 
  • Par ailleurs vous aurez noté qu’Esaü fait parti de ces rares personnes signalées dans la Bible comme ayant attristé le Saint-Esprit, péché contre lui, puisqu’il n’y avait plus de repentance possible pour eux (comme Pharaon, Jézabel, le brigand non repentant).

 

  1. Hérode le Grand le paranoïaque absolu

- Ce malade qui gouverne longtemps voit des menaces partout y compris au sein de sa propre famille. Il nommera son beau frère Grand Prêtre de la religion juive, mais comme ce dernier devient trop populaire, il le fera noyer !

- Sa femme Mariamne qu’il épousera parce que de descendance juive, il la fera assassiner ainsi que ses 2 fils pour que son pouvoir ne soit pas menacé.

- Quand on a le pouvoir absolu mais qu’on a une personnalité fragile et une image de soi dégradée on devient vite paranoïaque et pas besoin d’être roi en Israël, mais parfois c’est bien plus commun. La paranoïa « La paranoïa (du grec παράνοια, paranoïa ; des mots παρά (para) : à côté de, et νούς (noos) : l'esprit), dans cette langue et à l'origine, dans la poésie grecque, indique simplement quelque chose qui est contre l'entendement. À partir du début du XIXème siècle, appropriée par la psychiatrie naissante, la paranoïa indique un trouble mental manifesté par des difficultés relationnelles, des troubles du comportement et un sentiment de persécution pouvant aller jusqu'à un point d'irrationalité et de délire (délire paranoïaque). La pensée paranoïaque inclut typiquement des croyances de persécution liées à une menace perçue comme provenant des individus : jalousie, délires, etc., etc. de sentiments de mégalomanie dus à l'aberration de la pensée.

- La personnalité paranoïaque : 

1) L'orgueil : C'est la surestimation pathologique de soi-même, l'égocentrisme, la modestie feinte... 

2) La méfiance : craintes et rancœurs à l'égard des autres, la susceptibilité démesurée, les soupçons et le sentiment d'être incompris et isolé.

3) La fausseté du jugement : logique ne fonctionnant que sur des notions sélectionnées, tronquées, partielles ou partiales.    

4) L'inadaptation sociale : à terme, le paranoïaque ne peut plus s'adapter à son milieu. Il en résulte une fuite dans la solitude, ou des réactions antisociales, le plus souvent hétéro-agressive de façon symbolique ou réelle.

- Tous les grands dictateurs étaient paranoïaques, d’Hitler à Staline en passant par Mao ou plus proche de nous la ribambelle de malades psychiatriques qui ont défilé au pouvoir dans tel ou tel pays. 

 

  1. Le massacre des enfants de Bethléem
  • Bien que l’histoire, par le biais de Voltaire, n’ait pas retenue cet épisode de la vie d’Hérode le Grand, l’Evangile nous le restitue.
  • La cruauté du psychopathe sans morale, sans affect, sans remord et sans conscience se fait jour un peu plus à cette occasion. On découvre la personnalité pathologique d’Hérode qui en psychopathe bon teint va : 
  • 1) faire preuve de méthodes implacables et brillantes : il fait faire des recherches pour savoir ou devait naître celui qu’il considère comme une menace pour son petit trône provisoire et ce d’après les prophéties, la ville du Messie etc. Il s’adresse aux bonnes personnes !  Psychopathe mais pas fou !
  • 2) Il a un discours de psychopathe paranoïaque avec eux, il a bien l’intention de les tuer, mais est sympathique avec eux, semble s’intéresser à leur recherche, dissimule ses intentions et les invite à revenir à leur retour afin de liquider le bon Messie. 
  • Comme Dieu intervient pour délivrer les mages du psychopathe paranoïaque qu’est Hérode le Grand, il se sent trahi, renforcé dans sa paranoïa et va faire tuer une centaine de nourrissons et d’enfants de moins de 2 ans. C’est déterminé, logique (celle d’un psychopathe, paranoïaque) mais tellement répandu. 
  • Oui mais voilà, Dieu veillait sur Jésus, ce qui ne rend pas moins terrifiant le meurtre de sang froid d’enfants en bas âge pour que cet homme conserve son petit pouvoir tellement provisoire.  Exactement comme Dieu veillait sur la vie des mages à qui il fera prendre un autre chemin pour leur retour !
  • Notre Dieu est celui qui connaît et maîtrise les psychopathes paranoïaques et c’est lui qui nous en délivre et nous en protège ! 
  • Hérode le Grand est mort  peu de temps après atteint par la gangrène, mais les psychopathes et les paranoïaques existent encore ; ce qui est tellement bon et rassurant avec l’Evangile, c’est que Dieu domine ces gens là et en délivre ceux qui se confient en lui !
  1. Les descendants d’Hérode, des criminels pervers :
  • L’Evangile nous en présente au moins deux : Marc 6 : Hérode Antipas reçoit le titre de tétrarque de Galilée et de Pérée, sans les villes de la Décapole. C’est lui que Jésus appellera le « renard ». C’est lui prendra la femme de son frère, Hérodiade, en réalité sa nièce (la fille de son frère) qui avait épousé le demi frère d’Hérode Hérode Beöthos. Salomé la fille d’Hérodiade dansera devant Hérode demandera la tête de Jean Le Baptiste qu’Hérode lui accordera. 
  • Actes 12/1 et 2, il s’agit là d’Hérode Agrippa, qui fera exécuter entre autre Jacques le pasteur de l’Eglise de Jérusalem, qui fera condamner à mort Pierre. Il mourra après seulement 3 ans de règne soit empoisonné par les romains, soit d’une péritonite ou d’une gangrène.