Le travail et Dieu

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2 Thessaloniciens 3/10

« Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. »

Le travail et Dieu ?

Introduction : le travail tient une place importante dans toute la Bible, je vous propose de faire quelques remarques, à ce sujet, nous concernant tous.

  1. Du travail dans le jardin d’Eden
  • On voit que dès la création Dieu a mis l’être humain au travail. Il était le jardinier d’Eden, mais aussi devait donner des noms aux animaux (autour de 11 150 espèces d'oiseaux recensées), ce qui est déjà un travail considérable.
  • Dieu sait que l’oisiveté est la mère de tous les vices. Ceux qui ont vu dans le texte de la Genèse qu’après le péché, le travail est entré dans le monde, ont mal lu le texte biblique. L’interprétation selon laquelle Dieu a puni Adam en le faisant bosser est une erreur, il travaillait avant, ce sera juste plus compliqué après.
  • Ce qui d’emblée tort le cou à une idée reçue qui fait long feu, le travail n’est pas une malédiction, bien au contraire, c’est une réelle bénédiction, néanmoins sous certaines conditions.
  • Le texte nous servant d’introduction est violent, sévère mais dénonce la paresse comme étant un fléau pour l’humanité et que dire de l’assistanat qui est en passe de devenir la règle. L’être humain est fait pour le travail. Ni pour l’esclavage, ni pour la paresse.
  • Psaume 19/6 : « Et le soleil, semblable à un époux qui sort de sa chambre, s'élance dans la carrière avec la joie d'un héros » si ce texte parle du soleil, il fait aussi référence à la jeunesse et à la réussite professionnelle. Rien de pire que le chômage des jeunes, c’est désespérant et humiliant.

 

  1. Plusieurs travers avec le travail :
  • L’un consiste dans le fait de se plaindre d’avoir un travail ! Quelle folie. Si les choses se passent mal à votre travail, peut-être faut-il en chercher les raisons du côté de Dieu, dans sa présence. Parce que lui veut que votre travail soit une source de joie, de satisfaction, d’épanouissement.
  • Maudire son travail, qui pourtant vous permet d’avoir un revenu, de manger, de vous loger, de vivre correctement. Pourtant on est prêt à tout pour casser du patron parfois ! Scier la branche sur laquelle on est assis n’a jamais été un acte intelligent.
  • Si l’épître de Jacques fait allusion aux mauvais riches, aux patrons exploiteurs et prend la défense des ouvriers spoliés de ce qui leur est dû, ce n’est pas toujours le cas et dans ce domaine faire des généralités c’est porter des œillères.
  • Regardez tous ces gens qui voulaient gagner au Lotto et ne plus avoir besoin de travailler jamais et qui ont fini par assouvir leur rêve. Beaucoup ont fini ruiné, dépressifs et dans le désoeuvrement. En Allemagne, une usine VW, il y a plus de 20 ans déjà a mis au point la semaine des 4 jours de travail. Très en avance socialement. Les médecins de la région ont tiré la sonnette d’alarme, quelques mois après face au nombre croissant de dépressions et de suicides. A salaire égal les gens ne savaient pas quoi faire.
  • Voilà un autre travers non négligeable, l’organisation du travail. Certaines personnes ne savent absolument pas organiser leur vie autour de leur travail mais se laissent dévorer par lui, ce qui conduit au burn-out (autre forme de dépression).

 

  1. La corruption du travail :
  • Comme tout ce qui est sur la terre, tout ce que le péché touche, tout ce que l’être humain a reçu en héritage de la part de Dieu le travail n’échappe pas à la règle de la corruption.
  • Une bénédiction à la base, peut se transformer en malédiction à la fin. L’un des tous premiers à l’avoir compris c’est le Pharaon qui pour empêcher le peuple d’Israël d’adorer son Dieu, de lui rendre le culte raisonnable et de le servir, va le surcharger de travail.
  • On entend de plus en plus souvent à propos de la part qui revient à Dieu dans notre vie, l’excuse « Je travaille…. » ou encore : « Mon travail…. », sous-entendu « Je ne suis pas un oisif moi », sans doute pas un oisif, mais pas très intelligent néanmoins ! Depuis quand met-on en concurrence le travail que Dieu nous a donné dans sa bonté, qu’il nous conserve par sa grâce et l’adoration, le service qui lui revient ? Depuis que le niveau spirituel a baissé dans notre vie.
  • Evidemment qu’après il ne faut pas se plaindre de perdre son travail ou que les choses s’y passent mal. C’est toujours une mauvaise idée de voler Dieu. L’immaturité de certains croyants à cet égard est affligeante et leur peu de mémoire décevant.

 

  1. La part de Dieu et la part du travail
  • Jamais Dieu ne nous a demandé de devenir des oisifs pour devenir des adorateurs, à aucun moment, nulle part, mais de chercher premièrement le Royaume de Dieu et sa justice, nuance de taille.
  • Il s’agit donc bien d’une affaire spirituelle, le travail fait partie de notre vie spirituelle et je ne vais jamais le laisser prendre le pas sur la part qui revient exclusivement à Dieu, non pas par peur d’être puni, mais par amour pour lui et au moins par reconnaissance.
  • Il est toujours important d’avoir le courage de se remettre en question devant Dieu et si nécessaire de réformer nos voies et nos oeuvres, nos choix en la matière, sinon d’autres s’en chargeront, ne soyez pas inquiets.
  • Evidemment qu’on doit parler de la part qui revient à Dieu dans notre adoration et qui est liée à notre salaire. Si besoin est, faut-il rappeler que l’offrande (pas la dîme) est l’expression de notre reconnaissance à l’égard de Dieu qui pourvoit à nos besoins matériels, on l’oubli si vite. Voler Dieu à ce niveau ne peut que compliquer nos finances.
  • L’excuse du travail pour ne pas servir Dieu est sans doute la pire de toute, surtout quand on sait comment certains ont décroché leur job, suite à la prière de l’église par exemple.
  • « L’oisiveté, est dit-on la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions » Albert Jacquard.