Bénir Sa maison

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2 Samuel 6/20

« Puis David s'en retourna pour bénir sa maison »

  1. Il faut savoir se retourner parfois
  • Il y a plusieurs manières de se retourner. La nostalgie en fait partie, mais ce n’est pas une bénédiction loin de là ; les phrases du style « c’était mieux hier » sont presque une insulte à Dieu qui nous permet de vivre aujourd’hui et d’être une occasion de bénédiction pour notre maison.
  • David s’en retourna ; savoir partir du lieu de l’expérience bénie, quitter le terrain de l’abondance spirituelle pour revenir « à la vraie vie » n’est pas toujours facile, mais c’est ainsi qu’on peut bénir les autres.
  • Pour être une source de bénédiction pour les autres, il faut à un moment ou à un autre s’en retourner, revenir vers le monde tel qu’il est  avec ses problèmes, ses conflits, ses difficultés, ses craintes et ses incompréhensions.
  1. Avant de pouvoir bénir sa maison, il faut surmonter le mépris
  • Immédiatement, alors que David revient pour bénir sa maison, c’est de sa maison que viennent les reproches, l’amertume, le mépris, la moquerie.
  • Il y aura toujours des gens qui ne comprennent rien à la vie spirituelle, à la foi, à la piété, à la grâce de Dieu et qui mépriserons votre démarche ; là c’est Mical, qui à la triste image de son père va mépriser la bénédiction de Dieu. Elle mourra stérile.
  • Il y en a eu d’autres dans la Bible : Esaü qui méprisa la bénédiction qu’était le droit d’aînesse pour un bon resto ; il y aura l’officier sur la main duquel le roi s’appuyait qui méprisera la parole prophétique d’Elisée et qui mourra écrasé, étouffé et puis il y aura aussi Pennina qui passera son temps à mépriser sa rivale Anne.
  1. Bénir sa maison, qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui ?
  • « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé » Romains 10/9 ! On ne dira jamais assez l’importance de ce que nous disons, dans le quotidien, mais aussi dans nos moments de prière personnels.
  • « Nous vous bénissons de la maison de l'Eternel. » Psaume 118/26. Evidemment et nous sommes tous d’accord, c’est Dieu qui bénit. Néanmoins, nous sommes aussi appelés à bénir ceux qui nous entourent, de la part de Dieu, cela fait partie de notre foi, de notre piété, de notre spiritualité.
  • Dans le Psaume 129/8, on voit bien dans un  premier temps que lorsque la confession de la bénédiction à haute voix n’est plus la norme spirituelle c’est anormal : « les passants ne disent point: Que la bénédiction de l'Eternel soit sur vous ! Nous vous bénissons au nom de l'Eternel ! » voilà pourquoi immédiatement l’auteur redresse la barre et remet les choses à leur place.
  1. Bénir sa maison pour vous et moi aujourd’hui c’est quoi concrètement ?
  • Bénir notre corps qui est le temple du Saint-Esprit, une habitation de Dieu en esprit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? » 1 Corinthiens 6/19. Je suis locataire, mais mon propriétaire apprécie que j’entretienne le jardin, la pelouse etc. Prendre soin de son corps. Le corps (à part pour la guérison) a souvent été l’enfant pauvre dans le monde chrétien ! On le méprise, c’est un tort. Il y a mieux que la guérison, c’est avoir la santé et l’entretenir. Bénir sa maison c’est encore, bénir sa propre famille. Le mot « maison » est aussi employé dans la Bible pour définir une famille : la maison d’Israël, la maison des Lévites, la maison d’Achab «Tu frapperas la maison d'Achab » 2 Rois 9/7  etc. Il me semble très important de comprendre et de vivre cette réalité. C’est à nous de bénir notre maison au sens de notre famille, notre couple, nos enfants, petits enfants, arrières petits-enfants, nos parents, etc.
  • Bénir sa maison, au sens de la maison lieu d’habitation. On sait que Jésus disait à ses disciples : « Dites que la paix soit sur cette maison » et il ne s’agissait pas seulement d’une vague formule de politesse. La paix dans une maison c’est une riche bénédiction. Bénir notre maison, ceux qui la fréquentent, sa périphérie, son voisinage, qu’aucun malheur n’en approche par la grâce de Dieu. Bénir sa maison, sans rentrer dans tout un folklore mystico-pentecôtiste, simplement en prononçant des paroles de bénédiction sur l’endroit, le lieu, ceux qui l’habitent.
  • Bénir notre maison qu’est l’Eglise, une maison de prière disait Jésus « Ma maison sera appelée une Maison de prière » Matthieu 21/13 et c’est au-delà de la simple réunion de prière hebdomadaire, l’endroit où l’on rencontre Dieu. Ce Dieu qui a toujours été attentif, voire jaloux de sa maison et de la manière dont son peuple traître cet endroit si particulier. Bénir le lieu de culte n’a rien de déplacé, de mystique ou de décalé, tant cet endroit à de l’importance dans notre vie, c’est aussi notre maison.

Conclusion : confessons de notre bouche ce que nous croyons, bénir de la part de Dieu ne sera pas toujours compris, ni accepté et même parfois méprisé ; mais bénir sa maison c’est une richesse qu’il faut remettre au goût du jour, cette démarche honore le Dieu de l’Evangile.