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« Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel. » Ecclésiaste 3.1

Le règne du « tout est possible » est à son apogée désormais. Via Internet, les nouvelles technologies qui ne cessent d’évoluer, les moyens de communication ultra-rapides, les satellites et la fibre optique, tout devient possible tout de suite. On a même inventé le fast food pour ne plus attendre la nourriture.

Il y a pourtant des domaines de la vie où l’être humain dans sa folie progressiste ne peut rien faire du tout. Il faut encore 9 mois pour qu’un bébé soit formé dans le ventre de sa mère et c’est tant mieux. Il faut toujours une saison pour que les fruits reviennent dans nos arbres, et même parfois pour les cerisiers, deux ou trois saisons et c’est très bien. Indéniablement, il y a quelqu’un sur qui le règne de l’immédiateté n’a pas de prise, c’est bien Dieu.

Dans notre relation à lui, il nous faut intégrer cette réalité. Dieu a tout son temps ! Et s’ il sait nous répondre dans l’urgence, la plupart du temps, il a bien entendu notre prière, il l’a même exaucée, mais il nous faut attendre l’éclosion de sa manifestation concrète, le temps convenable.

C’est Ernest Renan qui écrivait : « Rien d’excellent ne se fait tout à coup. »  On a fait, parfois, du « tout à coup de Dieu » une quasi-règle obligatoire dans notre expérience chrétienne. Je suis malade, je prie, donc je guéris dans la minute, sinon il y a un problème dans ma foi ! Je n’ai pas de travail, je vais faire prier l’Église et demain j’ai un job, sinon, je quitte l’Église. Bien entendu, je schématise, je caricature, j’extrapole, mais en restant si proche d’une certaine réalité. Le fameux « tout à coup de Dieu » existe bien, mais il reste l’exception divine, et sûrement pas une promesse formelle de sa part, ou une obligation à laquelle il devrait se soumettre.

Et si nous réapprenions le rythme du temps. Non pas en revenant à une vie digne du Moyen Âge, nous vivons dans notre génération, qui est ultra-rapide et ultra-pressée, mais simplement reprendre le bon rythme, pour pouvoir durer et ne pas vivre avec la déception et l’amertume rivées au cœur.

Quelqu’un a dit : « Ce qui dure vient aussi de ce que l’on endure (…) » et sans revenir à une quelconque religion de mérite, toujours aussi illusoire et trompeuse, sans doute que nous vivrions mieux notre foi, notre piété, notre vie avec Dieu et avec les autres, en remettant l’immédiateté à sa place, c’est-à-dire au placard !

« Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel. » Ecclésiaste 3.1

Le règne du « tout est possible » est à son apogée désormais. Via Internet, les nouvelles technologies qui ne cessent d’évoluer, les moyens de communication ultrarapides, les satellites et la fibre optique, tout devient possible tout de suite. On a même inventé le fast food pour ne plus attendre la nourriture.

Il y a pourtant des domaines de la vie où l’être humain dans sa folie progressiste ne peut rien faire du tout. Il faut encore 9 mois pour qu’un bébé soit formé dans le ventre de sa mère et c’est tant mieux. Il faut toujours une saison pour que les fruits reviennent dans nos arbres, et même parfois pour les cerisiers, deux ou trois saisons et c’est très bien. Indéniablement, il y a quelqu’un sur qui le règne de l’immédiateté n’a pas de prise, c’est bien Dieu.

Dans notre relation à lui, il nous faut intégrer cette réalité. Dieu a tout son temps ! Et s’ il sait nous répondre dans l’urgence, la plupart du temps, il a bien entendu notre prière, il l’a même exaucée, mais il nous faut attendre l’éclosion de sa manifestation concrète, le temps convenable.

C’est Ernest Renan qui écrivait : « Rien d’excellent ne se fait tout à coup. »  On a fait, parfois, du « tout à coup de Dieu » une quasi-règle obligatoire dans notre expérience chrétienne. Je suis malade, je prie, donc je guéris dans la minute, sinon il y a un problème dans ma foi ! Je n’ai pas de travail, je vais faire prier l’Église et demain j’ai un job, sinon, je quitte l’Église. Bien entendu, je schématise, je caricature, j’extrapole, mais en restant si proche d’une certaine réalité. Le fameux « tout à coup de Dieu » existe bien, mais il reste l’exception divine, et sûrement pas une promesse formelle de sa part, ou une obligation à laquelle il devrait se soumettre.

Et si nous réapprenions le rythme du temps. Non pas en revenant à une vie digne du Moyen Âge, nous vivons dans notre génération, qui est ultrarapide et ultrapressée, mais simplement reprendre le bon rythme, pour pouvoir durer et ne pas vivre avec la déception et l’amertume rivées au cœur.

Quelqu’un a dit : « Ce qui dure vient aussi de ce que l’on endure (…) » et sans revenir à une quelconque religion de mérite, toujours aussi illusoire et trompeuse, sans doute que nous vivrions mieux notre foi, notre piété, notre vie avec Dieu et avec les autres, en remettant l’immédiateté à sa place, c’est-à-dire au placard !

Samuel Foucart