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« J’ai appris à être satisfait de ma situation » ! Philippiens 4.11

Le proverbe populaire qui dit que l’herbe est toujours plus verte dans le pré d’à côté, fait allusion à son origine, aux ânes que l’on mettait dans un champ et qui allaient toujours tenter d’entrer dans celui du voisin.

La réalité de la vie fait que très peu de gens sont satisfaits de leur vie. Les paramètres qui constituent notre quotidien ne nous satisfont pas. À partir de là, nous nous imaginons, à l’image de l’âne dans son pré, qu’à côté c’est forcément mieux.

Cette triste réalité s’applique malheureusement à tous les compartiments de l’existence. Une femme va prendre son voisin comme amant, en s’imaginant – à tort – qu’avec lui elle sera plus heureuse qu’avec son mari. Un homme va manifester une inconstance notoire dans son travail, parce qu’il estime que le salaire proposé ne correspond pas à sa valeur. Je ne vais pas parler de ces personnes n’étant jamais bien nulle part, se fâchant avec tous leurs amis régulièrement, parce que finalement, ils ne sont pas aussi parfaits qu’elles l’imaginaient.

Je trouve terrible d’assister comme témoin à des remarques publiques émanant de l’un des conjoints à propos de l’autre. Dans un couple, on se connaît bien et on sait quels sont les défauts de l’autre. Son manque d’humour, ses petits défauts vestimentaires, son manque de rigueur dans sa coiffure ou bien encore une forme d’intelligence différente, mais respectable. Lorsqu’un couple commence à jeter en pâture sa vie privée devant les autres, c’est toujours une souffrance pour l’un des deux - pour ne pas dire les deux - mais aussi pour les témoins. Et si vous appreniez à découvrir que le conjoint qui est auprès de vous, c’est le pré dans lequel vous pouvez évoluer. J’ai croisé des femmes mariées à des bricoleurs de génie, capables de tout réparer dans une maison, une voiture etc. qui rêvaient d’un mari intellectuel, écrivain, artiste etc. J’ai aussi rencontré des maris mariés avec des femmes remarquables et qui pourtant allaient chercher ailleurs ce qu’ils avaient à la maison, on ignore pourquoi. C’est vrai que l’âne doit avoir des gènes proches de ceux du mâle humain.  L’âne ne comprend pas qu’à côté, il n’y a pas d’abreuvoir, lui ne voit que l’herbe. Il ne voit pas qu’il n’y a pas d’arbre où il peut s’abriter. Mais c’est un âne, n’est-ce pas !

Paul a fini par apprendre à être content du pré dans lequel il évolue, reconnaissant que c’est bien Jésus-Christ qui dirige sa vie, et que ce dernier est Seigneur en toutes circonstances. Il n’y a aucune résignation chez Paul, juste une affirmation de sa foi, dans le Dieu capable de satisfaire notre cœur. Ce n’est pas une philosophie de vie indo-boudhiste qu’il aurait initiée en prison. Non, lui a compris que l’herbe n’est jamais plus verte dans le pré d’à côté et vous ?

Samuel Foucart