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« Tu entendras un bruit de pas dans la cime des mûriers ». 2 Samuel 5.24

« Les Philistins entendirent le vacarme de ces cris. » 1 Samuel 4.6

Il est évident, je ne vous apprendrai rien, qu’il y a bruit et bruit. Ces deux textes ne font que mettre davantage en évidence cette réalité.  Il y a des bruits apaisants et des silences assommants. Quelqu’un a déclaré à juste titre, que le bruit ne fait pas de bien, mais que le bien ne fait pas de bruit. 

On sait que la musique sans harmonie peut devenir un bruit insupportable, une cacophonie sans nom. Ce qui fait la différence entre du bruit fait avec des instruments de musique par des gens sans talent ou mal dirigés et une symphonie, c’est l’harmonie.

Dans le cadre de notre seconde lecture, il y avait le bruit, qualifié par les Philistins et plus tard par le sacrificateur Eli, comme « du vacarme », mais pas l’harmonie. Le bruit peut produire certains effets sur les gens, les impressionner, les indisposer mais en tous les cas les changer, jamais. Nous ne pouvons quasiment plus vivre sans une musique de fond. Du bureau au supermarché, en passant par l’ascenseur et la voiture. Ce n’est qu’un constat et pas une critique, mais à la longue notre esprit est sollicité en permanence, et nous ne trouvons plus de temps pour écouter notre cœur, notre âme qui souffre et encore moins notre conscience. Pas étonnant que nous allions de défaite en défaite.

Le texte concerne David et met en scène un homme qui va entendre un bruit de pas dans la cime des mûriers. J’ai un ami et collègue, qui a à un murier dans son jardin. Hé bien pour discerner autre chose que le bruit du vent dans ses feuilles, il faut être à l’écoute. David, c’est l’homme selon le cœur de Dieu, c’est-à-dire quelqu’un qui a privilégié depuis sa jeunesse, une vie intérieure. Il est le seul à entendre ces bruits de pas étranges, mais il reconnaît le pas de Dieu. Il n’y a pas de vacarme, ni de foudre qui tombe, ni d’éclairs effrayants et encore moins de tonnerre. Les adversaires  n’entendent rien, mais la victoire est au bout.

Le cœur de cet homme battait en harmonie avec Dieu. Il ne confondait pas les bruits de la terre, les conseils humains, les paroles des uns et des autres, les avis divers et variés. David n’avait pourtant rien d’un mystique, il avait calé  le rythme de son cœur sur le tempo du ciel, et il savait reconnaître ce qui venait du ciel et ce qui venait de la terre.

À quel rythme bat votre cœur ? Quel tempo entraîne vos actions ?

Samuel Foucart