Les noms donnés à Jésus 16) : "Jésus le juste juge"

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Jésus qu’on appelle LE JUSTE JUGE : 

« Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. » Actes 10/42

« Désormais la couronne de justice m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » 2 Timothée 4/8

  1. Jésus c’est : 
  • Jésus c’est le sauveur, c’est ce que son nom signifie, c’est à dire celui qui transcende, dépasse la loi, les lois du ciel.
  • Jésus c’est aussi l’Avocat auprès du Père, 1 Jean 2/1 : « Nous avons un avocat ! » Son rôle est clairement défini dans Zacharie 3 de manière prophétique, mais bien réelle et très pratique. 
  • Le grand souverain sacrificateur qui intercède pour nous et fait valoir ses mérites en notre faveur devant Dieu.
  • Alors c’est étonnant de savoir qu’il est aussi le JUGE. Encore faut-il savoir ce qu’il juge, qui il juge et pourquoi il juge, avant de faire dire à l’Evangile des choses qu’il ne dit pas ! 
  • Il est même question du tribunal de Christ : « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps. » 2 Corinthiens 5/10 qui semble être différent du tribunal de Dieu évoqué en Romains 14/10 : « Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu ! 
  • Il semblerait donc qu’il y a un tribunal, celui de Christ destiné à l’Eglise et un autre, celui de Dieu destiné au monde sans Christ, mais l’explication vaut ce qu’elle vaut mais n’est pas satisfaisante à 100%, pour des raisons que nous évoquerons plus loin.  Dans la loi française il y a au moins deux formes de tribunaux, le Tribunal d’Instance et celui de Grande Instance par exemple. 
  1. Une menace ou de quoi nous rassurer ? 
  • Jésus le juge est souvent perçu comme une menace, d’ailleurs la notion de  jugement divin est  systématiquement perçue par l’être humain comme menaçante. Alors que c’est loin d’être le cas. 
  • La justice c’est la base, le fondement du trône de Dieu. Là où c’est encore plus ambigu c’est que la notion de jugement divin chez les chrétiens n’est pas plus claire, loin s’en faut. Systématiquement c’est négatif. 
  • Si celui qui est notre avocat, avocat de notre défense, celui qui défend notre cause, quand il changera de rôle dans l’éternité, à la fin de l’année de grâce promulguée lors de sa venue sur cette terre,  et sera le juge présenté par l’Evangile, ce n’est surement pas pour nous accuser. Qu’avons-nous à craindre si nous appartenons à Jésus ? 
  • « Jésus a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix » Colossiens  2/14
  • « Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités ; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés. » Michée 7/19
  • « Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » Hébreux 9/14
  • Si le dossier d’accusation existe encore contre nous, il est vide !
  1. Ceux qui nous accusent ? Il existe plusieurs procureurs contre nous : 
  • Marc 15/4 : « Vois de combien de choses ils t’accusent »  Actes 25/27, c’est un principe judiciaire mais aussi spirituel : « il me semble absurde d'envoyer un prisonnier sans indiquer de quoi on l'accuse. »
  • Par définition, l’accusateur des frères c’est le diable lui même : « car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. » Apocalypse 12/10 et on voit bien que c’est un boulot à plein temps pour lui. Ce qu’il a fait avec Job, avec Josué, il le fait avec nous. 
  • Par extension l’accusateur des frères utilise les autres pour nous accuser : « Les principaux sacrificateurs et les scribes étaient là, et l'accusaient avec violence. » Luc 23/10 ou encore : « Où sont ceux qui t’accusaient ? » Jean 8/10 

La loi du ciel, par l’intermédiaire de Moïse nous accuse : « celui qui vous accuse, c'est Moïse » Jean 5/45

  • Nos pensées, notre intelligence naturelle, notre morale, notre culture : « leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour » Romains 2/15
  • Notre conscienceJean 8/9 : « Accusés par leur conscience » !
  • La religion va passer son temps à chercher une accusation valide contre Jésus. Au-delà, ce qu’il faut retenir c’est que l’esprit religieux s’opposera toujours à la vie du Saint-Esprit et que c’est toujours les mêmes bonnes vieilles méthodes qu’elle utilisera : « C'était afin de pouvoir l'accuser »  Matthieu 12/10ou encore et déjà : « Accusez-le, et nous l'accuserons ! «  Jérémie 20/10
  • La culpabilité reste l’arme préférée de l’enfer contre l’Eglise de Jésus-Christ,  contre l’être humain en général ! C’est la plus efficace ; se sentir coupable devant Dieu, avoir peur du jugement divin, ne pas comprendre ce qu’est la justice divine est paralysant, sclérosant !
  • Pour terminer sur ce point : « Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père » Jean 5/45 et : « Qui accusera les élus de Dieu ? »  Romains 8/33.
  1. Qui Jésus juge-t-il  alors ? 
  • Puisqu’il est désigné par Dieu comme JUGE, que c’est l’un des noms que l’Evangile lui donne, encore faut-il savoir qui il juge ? 
  • Actes 10/42 : « les vivant et les morts » C’est donc un jugement  dépassant la vie qui s’inscrit dans une dimension d’éternité. Il juge aujourd’hui, dans notre présent comme dans l’éternité et le passé !
  • « Parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts... » Jésus juge le monde, dans le sens ou le monde est inimitié contre Dieu, l’esprit du monde, sa mentalité qui s’oppose à Dieu.  Il le fait déjà aujourd’hui dans l’Eglise quand les méthodes utilisées sont celles du monde par exemple et là c’est le témoignage du Saint-Esprit en nous qui nous fait sentir les choses.
  • « C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus Christ les actions secrètes des hommes. » Romains 2/16  Ne soyons pas puérils dans l’approche de ce texte, nous avons tous des secrets, des parts d’ombre et c’est humain, Dieu le sait. L’inquisition de la pensée et la dictature de la transparence culpabilisent l’être humain aujourd’hui en lui imposant de tout dire, de ne rien cacher, mais c’est juste IMPOSSIBLE.  
  • Confessons-Lui sans tarder nos secrets les plus honteux. Notre conscience n’est pas une voix hostile mais une amie qui vient nous dire : « Parle de cela au Seigneur Jésus ; Il saura s’en occuper.’ » « Tu veux que la vérité soit au fond du cœur. » Psaume 51/6 et c’est bien là qu’est le vrai problème. Jésus jugera tout ce que nous avons cru bon lui cacher en espérant lui mentir en face, c’est dans ce sens précis que ce texte doit être compris.
  • « Le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d'une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus-Christ. » 2 Thessaloniciens 1/8. Jésus vient avant tout comme Sauveur du monde, mais l’Evangile est clair, il jugera sévèrement ceux qui refusent son Evangile ! Et il est bien question là de ceux qui refusent après avoir eu connaissance et non pas de ceux qui ignorent son message de réconciliation. Ceux dont l’Evangile s’est approché, ceux qui ont goûté aux puissances du monde à venir (de l’éternité) et qui ont refusé d’y obéirent !
  • Nier cet aspect des choses au nom de l’amour de Dieu, à cause du fait que Jésus soit le Sauveur du monde, c’est juste nier l’équilibre de l’Evangile. Ce texte fait clairement allusion au nom donné à Jésus par le Saint-Esprit. Il est le Juste Juge. 
  • « Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir, parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts. » Actes 17/30 et 31 et là on touche à quelque chose d’essentiel ! Jamais le jugement de Dieu n’atteindra quelqu’un pour des choses dont il ignore la portée spirituelle ! C’est extrêmement rassurant encore une fois.
  • « Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Jean 9/39  Son message, son Evangile, son œuvre conduisent l’être humain à un jugement qu’il prononce lui même sur sa propre vie. En refusant l’œuvre du Saint-Esprit dans notre cœur, qui nous pousse à la repentance, nous nous jugeons nous mêmes, c’est cela que Jésus dit et en cela il est Jésus le Juge !

Conclusion : « Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la porte. » On sait par l’Apocalypse que Jésus est celui qui est à la porte et qui frappe. Laissons le régler certaines affaires ou la tentation de nous plaindre ou de nous venger pourraient être grande. Ne le laissons pas à la porte en voulant régler nous mêmes certains conflits, certaines choses !

«Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. » Apocalypse 19/11.